Message du dude

  • martinencesure
  • : 29/08/1986
  • : C'est parti pour un an de césure avec moults destinations sympas en vue. Vous pourrez suivre mes péripéties sur ce blog et venez me rejoindre si les destinations vous plaisent et que le coeur vous en dit

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Vendredi 19 septembre 2008

Comme promis, voici une petite vidéo d'un karaoke entre collègues vietnamiens. Il faut savoir que dans cette partie du monde, le karaoke est sacré. Il y'en a partout en ville et à la campagne aussi. Là où y'a des gens, y'a un karaoké. Cela fait parti de leur sorties hebdomadaires du week end. Il en existe des plus ou moins "familiaux". J'ai eu l'occasion d'aller découvrir les prouesses vocales de mes collègues de boulot. A la première écoute vous vous direz sûrement qu'il ne savent pas chanter, mais détrompez-vous, laissez-vous bercez par les intonations de ce peuple qui chante du soir au matin. Si je vous montre cette vidéo, c'est parce que ce genre de soirée fait vraiment partie du coeur de la vie au Vietnam. Enjoy!

Pris dans le trip et après quelques binouzes à 50 centimes le litron, j'ai tout de même voulu payer ma chansonnette. Malheureusement je me suis ravisé en découvrant que la seule chanson frenchy du répertoire était "Il est né le divin enfin"! Jeeeeeeze...

Remarquez tout de même le décor kitsche à souhait qui caractérise souvent ce genre d'endroit.

 

Pour la prochaine vidéo, je vous emmène sur ma moto pour gouter l'adrenaline de la conduite dans les rues de Saigon.

Par Martin Perrot
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Lundi 8 septembre 2008

Après une période de transition et d’adaptation nécessaire depuis mon arrivée à Nam’ je me motives enfin pour vous donner des news.

Cela fait plus de trois semaines que je suis arrivé à Ho Chi Minh city ou Saigon pour les intimes, et le dépaysement est assuré. Alors comme toute histoire qui se respecte, commençons par le début… Il était une fois un cul blanc (c’est le petit nom qui nous donne ici) qui débarquait au Vietnam…

Samedi 16 Août, après 14h00 de vol et une escale à Bangkok me voilà à destination, à l’est, là où le soleil se lève y paraît… Avant d’atterrir, je survole le Mékong, enfin, Lt Dan retourne au pays. J’y aperçois même un troupeau d’hippopotames cendrés. Le Mékong vu du ciel, c’est pour toi public, et Yann Arthus Bertrand n’a qu’à bien se tenir.

Ma collègue vietnamienne est là pour m’accueillir.  Plus difficile à spoter qu’à l’aéroport de Biarritz, patundts ! je ne tarde pas à la retrouver et on est parti pour l’hôtel où je dois rester jusqu’à ce que je me trouve un endroit à moi. Il s’agit plus d’une chambre d’hôte que d’un hôtel et l’ambiance y est conviviale. D’ailleurs j’ai une pensée émue pour Antoine en découvrant qu’elle porte le nom « Chez Jacques ». L’endroit est tenu par Jacques lui-même et c’est en fait un endroit où certains expats se retrouvent pour manger un magret de canard et s’enfiler un pti’ jaune (comme dirait Raoul : jeu de mot !). Le soir j’y rencontre des jeunes français qui bossent ici,  et qui m’invitent à boire un coup en ville. Ca me permet de discuter du pays et d’en apprendre un peu plus sur les us et coutumes qui règnent ici et dont je ne connais rien.

L’un de ces français est stagiaire dans la même boîte que moi, il vient d’y passer 7 mois et rentre trois semaines plus tard. Il me met donc au jus, et je comprend qu’une grosse partie de mon boulot va être d’apprendre a travailler avec des viets.
Commençons donc par le boulot : comme je vous l’ais déjà dit je n’ai pas le droit de vous dire ce que je suis venu faire ici pour l’instant.. C’est dans la continuité de ce que j’ai fais à l’INRA de St Pée dans le pays Basque. Je bosse sur un site de recherche à 1h30 au Sud de Saigon, dans le haut delta au milieu de la mangrove. L’endroit est magnifique. La fin du trajet se fait sur une piste de 1m50 de large, et de 5 km de long, bordée de palmiers, de petites maisons en feuilles de palme au bord d’étangs aménagés où les aquaculteurs locaux élèvent souvent des crevettes ou du panga (le poisson chat du mékong). Le dépaysement est complet et je vous laisse découvrir ce paysage en photos. Le boulot est très prenant et j’enchaîne les grosses journées.
Départ 6h30 du mat’ et retour à 19h00. Je suis donc bien claqué en semaine et je me couche tôt. Pour l’instant tout se passe bien avec les collègues viets (je suis le seul cul blanc), mais la culture est vraiment différente et je passe beaucoup de mon temps à essayer de les déchiffrer, de comprendre leur logique (qui m’échappe parfois). La difficulté de communication n’est pas seulement due à la barrière de la langue et je me dois de toujours d’être le plus diplomate possible afin que tout se passe bien et que le projet avance. Je dors parfois là bas pour échapper au vacarme de la ville et assister à quelques opérations de nuit. Dernière au programme, pêche des crevettes d’un des étangs de production et vente directe à des grossistes. J’ai pas était déçu du voyage et ça m’a donné l’occase de rencontrer les trappeurs du Mékong. A 22h00, une horde de motos débarquent d’un bateau accosté à quelques centaines de mètres de l’étang. Les gaillards installent leur matos, se jettent à l’eau sans prendre le temps d’enlever leurs casques de motos (ici les casques ne sont pas des intégrales. Disons plus que ça ressemble à des kipas en dur ! Niiiice), et déploient leurs filets. Les mailles du bas sont électrifiées par le biais d’une batterie de voiture qui flotte à côté dans un bidon d’essence découpé. Au contact du jus, les crevettes prennent un bon coup et restent dans le filet.
Résultat des courses trois heures plus tard : 2 tonnes de crevettes tiger 30 grammes. On s’en est mis plein la panse pour fêter ça. Pour la bouffe c’est pas les Amériques tous les jours et le plat quotidien se compose d’un ou deux bols de riz et de poisson grillé.

Je fais donc les trajets tous les jours depuis Saigon, 3h00 de bus sur des routes moisies et comme Vincent, je passe pas mal de temps à me dessiner une nouvelle raie du cul.

Saigon, ville de plus de 10 millions d’habitants, autant de motos (avec leur klaxon), de pollution et de bruit qui vont avec… mais aussi de vie, d’endroits pour sortir et de chaleur humaine si on sait la reconnaître dans une poignée de main ou dans des yeux qui pétillent, pleins de malice et d’insouciance, où se reflète notre image mystérieuse de grand blanc poilu (pour eux J). Cette ville tourne sans arrêt, 24h/24.
Que ce soit des gens, des insectes volants en tous genres, les rats et serpents qui envahissent les rues après une bonne pluie de mousson, ou encore les petits geckos (lézards d’ici) qui habitent dans ma piaule, la vie est partout à Saigon. La ville tourne à l’effort des hommes et des femmes qui y habitent : ici les vacances et les week-ends n’existent pas. Seule la sieste est sacrée, et n’essayez pas de priver un Vietnamien de sa sieste sinon c’est Dien Bien Phu ! Et ils ont bien raison ! De toute façon à midi il fait beaucoup trop chaud pour faire quoi que ce soit donc j’ai adopté le petit roupillon national, même si je ne me contente souvent que d’un petit quart d’heure. Comme je vous le disais, les motos sont partout et la notion de code de la route est légèrement différente de celle qu’on peut avoir en France.
Disons juste qu’à part quelques feux rouges parfois respectés, les panneaux de signalisation, la majorité des feux et les lignes au sol, c’est de la déco urbaine. Il faut donc être très vigilant dés qu’on sort de chez soi le temps d’intégrer les quelques notions de base sur la route et sur les trottoirs: décontraction, regarder devant soi et savoir entendre quel coup de klaxon t’es destiné. Au début on ne comprend pas vraiment comment il est possible de se déplacer dans cette cohue, mais on remarque assez rapidement, non sans une certaine admiration, la fluidité du trafic dictée par l’impatience générale des conducteurs et le refus de laisser la priorité aux voisins. Vous l’aurez compris, quelque chose m’échappe encore, mais tant que ça roule… Le moyen de locomotion ici est la moto. J’ai moi même commencé à utiliser ce moyen de déplacement, d’abord en xe om, les motos taxis locaux, puis en conduisant ma propre moto, une Honda wave 125 cm3 (photos à venir, yeaaaaaah foooooooo !). La route reste dangereuse, mais on ne roule pas à souvent à plus de 30 km/h en ville, ce qui limite le casse en cas d’accident. Ne vous faites pas de soucis, j’ai investi dans un bon casque (intégral celui là) et je reste prudent.

 

Après avoir passé une semaine à chez Jacques, j’ai trouvé par l’intermédiaire de Mathieu, une piaule dans une maison de vietnamiens, dans le centre de la ville. Chambre un peu kitsh avec des autocollants de Winnie l’ourson un peu partout, mais une ambiance de maison assez sympa dans l’ensemble. Ma fenêtre donne sur la seule voie ferrée de la ville, la fameuse qui relie Saigon à Hanoi. C’est donc parfois un peu bruyant puisqu’il n’y a pas que les taxis et les motos qui klaxonnent ici. Le train s’y met de bon cœur aussi, pour avertir les gens qui squattent les rails pour discuter ou casser la croute. On s’y habitue rapidement, et le quartier présente un avantage énorme : entouré de grandes rues commerçantes, on y accède par un réseaux de petites ruelles, trop étroites pour les voitures et à peine assez grandes pour les motos. Il y a donc très peu de trafic, et on peut être dans le centre tout en s’échappant du vacarme de la circulation. N’étant ici que quatre mois, cela me permet aussi de m’immerger dans la culture vietnamienne. Saigon et le Vietnam en général sont connus pour leur gastronomie. Ici bon appétit se dit : je te souhaites manger bon riz, et même si le riz est l’aliment de base pour la majorité des plats et même des sucreries, il est accompagné de viandes et de légumes aux saveurs qui m’étaient pour la plupart inconnues jusqu’à maintenant. Ils ont aussi l’art de faire des soupes de nouilles vraiment terribles, qui composent habituellement mon repas du soir. Comme dirais Jeremy que les soupes d’asie du sud-est n’ont pas laissés indifférents : « these tiny dudes know how to make a good soup ! ». Pour trouver les bonnes adresses il ne faut pas hésitez à s ‘asseoir dans des petits « restos » qui à première vue paraissent vraiment sales et peu hygiénique.  Ils sont partout, et étant petits, ne font pas de stocks. Ce sont donc à base de produits frais qu’ils préparent leur nourriture chaque jour. La vie ici est marqué par les coupures de courant généralisées et la notion de chaîne du froid est un concept qui n’a pas encore était intégré. C’est donc plus safe de manger dans un endroit comme ça que dans un resto qui peu paraître plus respectable mais dans lequel les stocks des chambres froides (s’il y en a) subissent les aléas électriques de la ville. Les étoiles michelins d’ici se reconnaissent aux tabourets en plastique ou aux paillasses à même le sol.

Donc pour l’instant, pas de grosse turista. Comme on dit ici, j’ai le cul blanc bordé de nouilles !

La Saigon Nightlife, c’est n’importe quoi et j’ai eu l’occase de me mettre des sacrés caisses, notamment pour mon anniv’. Terminé au terminus, le seul bar ouvert à 4h00 du mat’, à essayer de battre un vieux ricains et sa pouffe viet au billard. Faut dire que je venais de poser un raoul et je voyais des boulles là où y’en avait pas.

Les viets adorent faire la fête mais font tout super tôt (a 20h30 les boîtes sont blindées). Ce sont les pros de la bitture express’ et je vais vous raconter une soirée typique, vécue à l’occase d’un repas d’entreprise. On débarque au resto à 18h30. Les gens sont chauds et on enchaîne les binouzes avec les traditionnels Mo, Hai, Bat, Yoooo ! (1,2,3, yo) et les culs secs qui s’en suivent. A 21h00 tout le monde est raide, et tout le monde rentre chez soi. Heureusement il y’en a des plus solides et il y’a quelques français dans l’entreprise. On saute dans les voitures de fonction direction le liquid, une boîte 100% viet. Arrivé là bas c’est l’hallu ! Les bouteilles de cognac se vident à tour de bras. Nous sommes une dizaine à table et nous avons chacun notre ptite hôtesse viet pour remplir notre verre, trinquer et accessoirement nous servir des morceaux de fruit frais au bout d’un cure dent. Scandale ! Ca s’est terminé de façon classique, un pti raoul et au lit. Jeeeeeze…

 

Autant dire qu’on peut vraiment faire la fête et pour pas cher. Enfin bon je ne passe pas mon temps à faire la chouille et en semaine je reste posé pour pouvoir être au taqué au boulot.

Côté loisirs, je me suis remis au rugby, en faisant attention à ne pas me refaire mal au genoux. Ceci dit c’est un type de rugby différent, du « touch ». Ce n’est pas du rugby de contact, et cela permet de se dépenser le samedi après midi et de rencontrer du monde. Je fais donc partie des Saigon Dirty Geckos, ce qui me vaut quelques pintes gratos quand je débarque au Blue Gecko Bar avec mon maillot pour regarder un match de rugby avec des gens de l’équipe. Je vais nager aussi et j’essaye de continuer la muscu pour ma jambe.

 

Si vous avez réussi à lire jusque là bravo, vous avez gagné le droit de voir les quelques vidéos prises ce week end. Je suis parti avec les collègues du taf dans le nord, sur la côte. Décor de carte postale, ambiance posée. Trankilou, et cela m’a permis de sortir de Saigon pour la première fois depuis trois semaines et de voir du pays.
Autant vous dire que j’étais le mec le plus poilu de la côte Est mais bizarrement personne n’est venu me dire, eh martin t’es à la plage, détends toi enlève ton pull (Mawine j’ai pensé à toi). Ca a aussi été l’occase de découvrir un nouveau fruit : le Jack fruit (décidemment Tonio ce pays est fait pour toi). Il faut savoir qu’ici ils sont fans de karaoke, y’en a partout, et ils ont vont tout le temps. Après y’en a des plus ou moins « familiaux », explications dans un prochain article. Donc en prime pour vous, c’est le karaoké viet (familial) et c’est cadeau.







Voila pour les premières news les poulets. J'espère que tout va bien pour vous. Hésitez pas à envoyer des news. Take Care

Bon en fait j'ai du mal à charger la video, elle est trop lourde. Si vous savez quel logiciel je dois utiliser pour la compresser ou une manip dans le genre, vous aurez le droit au karaoke viet.

Par Martin Perrot
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Vendredi 15 août 2008
Coucou les amigos, je reprend le clavier après un long mois d'absence. Cet article ne sera pas long car il est déjà 01h10 du matin et je dois me lever dans 4h00 pour partir. Je viens de passer quelques jours à Belle -ile après avoir passé dix jours à Denver avec Julie. Je prend le bateau de 06h15  ce matin. Je m'envolle de Paris à 19h20 ce vendredi arrivée prévue à Ho Chi Minh samedi à 14h50.
Je vous envoie pleins de nouvelles plus complètes très bientôt. Je pense fort à vous tous et j'espère que tout va bien là où vous êtes. Grosses bises à tous
Lieutenant Dan en partance pour Nam'
Par Martin Perrot
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Vendredi 4 juillet 2008
Atteindre la posterité grâce à ses coucougnettes... une quête de tous les jours pour bon nombre d'hommes sur terre qui ne reste malheureusement qu'un rêve pour la plupart d'entre nous.  Ayant prit la décision de faire de ce rêve une réalité et convaincu de la qualité de ses bonbons, le Basque Francis Miot, les a présenté au 45ème salon International de la Confiserie à Paris. Les meilleurs bonbons de France c'est ici et c'est cadeaux!


Par Martin Perrot
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Mercredi 2 juillet 2008
Un petit apperçu de la côte basque, que j'ai tout de même eu l'occasion de voir sous le soleil (mais pas trop sur la photo... pfnuts).





De Hendaye jusqu'à Biarritz et Anglette, il ya moult spot de surf. J'ai pris les photos à Guethary et à Bidart (juste à côté). Bon c'est pas de la grosse houle mais ça envoye quand même du fat. J'ai joint une petite photo de Belharra, la vague mythique de la côte basque juste au large de là où j'ai pris les photos d'avant. Pour l'instant j'ai pas eu l'occase de tater de la planche, donc j'y vais solo, avec ma bite et mon couteau, et ça tripe bien. Je vais essayé de prendre des cours la semaine prochaine pour apprendre les rudiments avant de me louer une planche. Jusqu'à maintenant j'ai du en faire 3 fois et y'avait pas grand monde autour. Ici vu que je suis pas du coin et que je me souviens pas trop des histoires de priorité pour prendre les vagues je pense que je vais me faire tapper si je revois pas mes classiques.



Je pense que d'ici un mois, ça sera moi le petit dude sur la vague... NOT!


Par Martin Perrot
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Mercredi 2 juillet 2008

Voilà maintenant plus de trois semaines que mon stage a commencé à … St Pée sur Nivelle et il est temps de vous donner des nouvelles.

Cela fait donc presque un mois que je me suis installé dans le pays Basque, à St Jean de Luz. Avant de m’envoler pour le Vietnam, je dois passer par la case formation au Labo INRA de St Pée sur Nivelle à une dizaine de bornes de St Jean. Je devrais rester ici jusqu’à fin Juillet début Août, et ensuite c’est parti pour Ho Chi Minh City. En attendant la Baie d’Ha Long, j’me contente de la rade de St Jean de Luz. Jeeeeze !


Pour ceux qui avaient suivi mes recherches de logement, et qui croyaient, comme moi, que je passerai deux mois à vivre sous un pont, j’ai trouvé un plan beaucoup plus sympa : une maison de vacances sur les hauteurs de St Jean, juste pour moi… Coodoz ! Ce sont des anciens amis à mes parents qui me la prêtent pour les deux mois que je vais passer ici… Super sympa étant donné qu’on ne les avait pas vu depuis le temps où on habitait Pau. L’histoire du logement résolu il restait tout de même le problème du transport (pas de bus et je n’ai toujours pas mon permis je sais, et j’vous embrouille, c’est à cause de mon genou… ? patundts !). Donc à mon arrivée ici, je me suis mis à la recherche d’un scooter, mobylette ou autres deux roues à moteur capable de faire 20 bornes par jour en un temps raisonnable. Après être tombé sur 2 ou 3 trois super occases du style, un scoot vieux de 15 ans complètement défoncé à 800 euros, et le temps pressant (j’avais un jour pour trouvé une bécane), mes hôtes sont venus une deuxième fois à mon secours en me lâchant un scoot en super état pour les deux mois que je vais passer ici. Sweeeet!! (Ils sont concessionnaires moto sur Pau). Je n’ai d’ailleurs pas tardé à me mettre avec dans le fossé un matin en allant au boulot, en cassant un des rétros et en le rayant un petit peu. Faut dire que quand Raoul bouffe du bitume sur sa bécane, ça dépote ! (Hein Mimi ?! à terre !!!).



Mon premier stage de césure sera donc mis sous le signe de la moto, puisque ce sera aussi mon moyen de déplacement à Saigon. That’s right dudes, Lt Dan is back in town ! J’avoue que ça me fait un peu stresser. J’ai vu une video de l’heure de pointe là bas : les hell’s angels vietnamien se laissent pas poustache et  portent pas de blousons en cuir mais ils sont vachement plus nombreux.

 

 

Pour ce qui est du boulot, et ben comme le dis le mail, j’ai pas le droit d’en parler, mais je vous dirais juste que je récolte du caca de poisson comme prévu et que c’est ça qui est bon. Je commence à être plus à l’aise avec les gens du taf, notamment les djeuns (petite chouille sympa à Bayonne pour la fête de la musique). Toute l’équipe est bien sympa.




Pour ce qui est de la vie de tous les jours, c’est boulot de 8h30 à

17h00 et ensuite playa !! Je découvre les plages de la côte basque petit à petit sur ma Harley en sortant du boulot, c’est plutôt la classe. Enfin bon, je fais un peu mon mariol mais c’est pas les Amériques ! Depuis que je suis ici, on a du avoir quatre ou cinq vrais jours de beau temps et sinon c’est orage et grosse pluie. Ca n’empêche pas de profiter des vagues mais c’est quand même plus sympa avec le soleil. Bref j’essaye de m’occuper à côté du taf : jogging, natation, vagues, balades le week-end ; je redécouvre le pays de mon enfance.

 



Ce week-end je suis remonté à Paris pour aller au Furia Festival avec Jerem, Guigui, Sonal, Sylvain Min Kim, et Chocho. Au programme : le Peuple de l’herbe, Hightone, John Butler trio, et un mal de crâne scandaleux le dimanche.

Grosses bises à tous et à la prochaine dans le prochain numéro : les cours de surf (à venir cette semaine)

 


Par Martin Perrot
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